Aux origines du regard sculptural d’Arson
Certains moments très simples de formation peuvent orienter durablement la manière dont un artiste regarde la forme. Avant même toute œuvre, il existe parfois une première expérience qui révèle une manière d’aborder le volume et l’espace.
Cette expérience remonte pour moi à mes années aux Beaux-Arts.
Une étude du volume aux Beaux-Arts
L'étude d’un cube dissocié et recomposé
Pour moi, l’un de ces premiers moments remonte à mes années aux Beaux-Arts. Un exercice proposé aux élèves consistait à partir d’un cube parfait, à le dissocier, puis à trouver un moyen de le reconstituer exactement. L’objectif était avant tout de comprendre la logique du volume, les relations entre découpe et assemblage, et la manière dont un objet géométrique élémentaire peut être transformé sans perdre son unité. Chaque étudiant pouvait imaginer sa solution. Certains ont abordé l’exercice comme un puzzle géométrique, cherchant simplement à fragmenter le cube avant de le recomposer. Ma recherche s’est orientée différemment. Plutôt que de produire une série de fragments distincts, j’ai cherché à obtenir une forme pouvant fonctionner comme une entité reproductible. Le fragment issu du cube devait permettre de reconstituer le volume initial, tout en possédant une identité volumétrique autonome.
L’idée

Croquis préparatoire –
étude du volume aux Beaux-Arts
Le croquis permettait d’explorer les différentes possibilités de découpe du cube et d’imaginer les relations d’assemblage entre les fragments. Il s’agissait avant tout de trouver une logique permettant au volume initial d’être dissocié tout en restant capable de se recomposer parfaitement.
Le module

Maquette 3D cotée du module issu du cube dissocié –
étude du volume aux Beaux-Arts.
Le principe